La parole de la semaine

Un bonheur durable
Le cœur humain est fondamentalement orienté vers la recherche du bonheur. Je désire ce que je pense capable de me combler durablement.
Pourtant, très vite, je fais face à un paradoxe : l’objet que j’ai tant désiré, une fois obtenu, me procure un bonheur passager avant de laisser la place à une nouvelle insatisfaction qui me pousse à reporter mon désir vers un nouvel objet. Ce cycle se répète inlassablement : désir, acquisition, déception, nouveau désir.
Cette réalité me conduit à me questionner : et si le problème ne résidait pas dans l’intensité de mon désir, mais dans son objet ? Existe-t-il un objet de désir capable de m’offrir un bonheur qui ne m’échappe pas ?
Dans le christianisme, Dieu est le Bien suprême ; il est donc l’objet du désir suprême. Tel un parfum qui se diffuse et embaume tout l’espace, la splendeur divine enveloppe tous les biens créés et révèle ainsi leur fragilité et leur limitation. Certains de ces biens ne sont pas mauvais en soi, mais ils ne peuvent me satisfaire ultimement.
Dieu ne supprime pas nos désirs, il les recentre sur lui. Ainsi, lorsque mon désir ultime est orienté vers Dieu, mes autres désirs trouvent leur juste place et cessent d’être sources de frustration. Dieu apparaît dès lors comme le seul fondement de mon bonheur.
Un bonheur véritablement stable et durable.

Dorcas Moury, pasteure de l’Église protestante baptiste Le Pain de Vie
à Épinay-sur-Seine (93)

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